Et encore c’est théoriquement que je compte ce dernier qui en fait n’existait pas et dont

On le tolère encore quand il s’agit d’un instrument à cordes, lorsque, par exemple, dans le _Mariage de Figaro_, Suzanne accompagne sur la guitare la romance que chante le page; mais une actrice qui ne serait pas musicienne ne saurait en général prendre un rôle comportant l’exécution d’un morceau de piano, tel que celui de Mlle de Saint-Geneix dans _le Marquis de Villemer_.

Cette sensation ne se produit pas toujours, soit par suite de nos dispositions personnelles, soit par suite de celles des comédiens. Aussi arrive-t-il, quand nous avons assisté à la représentation d’une pièce ayant agi avec quelque force sur notre âme, que nous ne gardons qu’un souvenir vague de la mise en scène, ou que du moins elle ne nous laisse qu’une impression d’autant plus générale que la figure du personnage humain prend plus d’importance et de précision dans notre souvenir. Qu’on ait encore et toujours à faire quelques progrès dans la composition et dans le port de ces costumes de théâtre, cela se conçoit, surtout si on ne perd pas de vue l’essentiel, c’est-à-dire l’harmonie générale.

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